Étiquetage : pour partir d’un bon pneu

, par udfo40

Regardez l’étiquette, avant d’acheter vos pneus !

À partir du 1er novembre 2012, tous les pneumatiques neufs (fabriqués à partir du 1er juillet 2012) pour véhicules de tourisme (C1) et utilitaires (C2 et C3), vendus dans l’Union européenne, doivent être accompagnés d’une étiquette renseignant le client sur trois performances en matière de :

  • résistance au roulement,
  • de freinage sur sol mouillé
  • de bruit de roulement.

Pour le premier, la signalétique utilisée rappelle celle déjà en vigueur pour les appareils électroménagers : un classement par lettres et couleurs, allant du plus performant, A (vert), au plus mauvais, G (rouge).

Ce critère de résistance au roulement est directement lié à la consommation de carburant, 20% de cette dernière étant utilisés pour vaincre cette force. En moyenne tout du moins.

Quoi qu’il en soit, les calculs feraient apparaître que l’écart entre le A et le G représenterait l’équivalent de 0,5 l/100 km, soit 80 litres de carburant par an sur une base de 15.000 km annuels, soit quelque 1250 km par mois ou 40 par jour. Bref, une économie d’environ 6 litres mensuels entre le meilleur pneu et le pire dans cette catégorie. De quoi prendre, une fois par mois, un plat du jour dans un restaurant routier.

Reste l’indépendance énergétique et la baisse des émissions de CO2.

Autre critère à tendance environnementale : le bruit de roulement (perçu à l’extérieur du véhicule). Il est signalé par un graphisme représentant trois ondes : plus il y en a de noires, plus le pneu est bruyant.

Dernier critère, l’adhérence du pneu sur sol mouillé est également notée en lettres : de A, distances de freinage les plus courtes, à F, les plus longues, soit 18 mètres de différence.

Les pays d’Europe du Sud pourront se demander pourquoi les routes sèches ne sont pas prises en compte, alors qu’elles sont le théâtre de sept accidents sur dix, et tous les consommateurs de s’interroger sur l’absence de notation de la durée de vie du pneumatique.